Tendez l'oreille · Coulisses
Ce que ma thèse doit aux merles
Ma thèse portait sur une question simple à poser, difficile à mesurer : comment une perte auditive transforme notre perception des paysages sonores naturels ?
Lire cette promenade (transcription)
Chant d'oiseaux à l'aube : merles, mésanges et rouges-gorges dans la fraîcheur du matin. C'est ce qui disparaît en premier quand l'oreille s'abîme. (transcription provisoire, à réécrire.)
Les coulisses
On croit qu'entendre moins bien, c'est entendre moins fort. C'est faux. On perd d'abord les aigus, et avec eux, les détails : le grain d'une voix, la distance d'un ruisseau, le chant d'un merle. Le volume reste, la richesse s'en va.
Voici ce chant, en image : une planche spectrogramme (crème et encre, façon gravure naturaliste). Cliquez pour l'écouter, le curseur balaie ce qu'on entend.
« Ce trille, c'est sa signature. »
C'est pour ça que je fais ces ateliers : pour qu'on entende, tant qu'on l'a encore, ce que ces oreilles savent faire.